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TAPISSERIE D'AMEUBLEMENT ET DECORS INTERIEURS

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MOYEN AGE / RENAISSANCE
L'art roman XI-XII siècle
LES SIEGES
la chaire avec bras et dossier est réservée au chef de famille. Le banc est une banquette sans dossier.
LES COFFRES
reste le meuble fondamental du moyen age: il sert d'armoire et de siège. De vastes dimensions, il offre des formes variées et est plus ou moins décoré, selon la fortune de son propriétaire, de sculpture' de bois précieux, de peintures, de clous, de motifs en fer forgé. Certains sont recouverts de cuir. On leur donne différents noms. L'arche sert à ranger les papiers de famille (archives). L'archebanc sert à s'asseoir. Le bahut a un couvercle rond. La huche sert au rangement des vêtements.
LES ELEMENTS DECORATIFS
LES TECHNIQUES ET LES MATERIAUX
Géométriques: gréco-romain, chevrons, billettes, fleurettes, besants, frettes. Florales: rinceaux de feuilles d'acanthes, palmettes. Figure humaine et animale: toujours symbolisée.
Le mobilier roman est de construction sommaire. Il est formé de panneaux assemblés par des traverses entaillées clouées, des pentures appliquées clouées (les têtes de clous participent à la décoration), des tenons et mortaises et assemblage à rainures et languettes pour certains coffres. Les clercs sont habituellement les commanditaires et les gestionnaires du chantier. Ils choisissent le maître d'oeuvre, qui conçoit et dirige la construction de l'édifice. Le maître d'oeuvre est à la fois architecte, géomètre et ingénieur. Son savoir est plus un savoir-faire empirique que le fruit d'une connaissance intellectuelle. Ses principaux instruments de travail sont le compas et la virga : - le compas lui sert à reporter une même unité, tracer des cercles et donc retrouver les arcs, les angles, - la virga, sorte de canne, lui sert d'étalon de longueur. Il utilise d'autres outils : le cordeau, le niveau, la jauge, la corde à noeuds, le fil à plomb. Le chantier de construction grouille de vie : - les charrois déposent les blocs de pierre provenant des carrières, les troncs d'arbre abattus dans les forêts proches, - les échafaudages en bois s'élèvent en même temps que les murs : des échelles, des treuils, des grues acheminent les matériaux jusqu'au faîte de l'édifice, - les voûtes sont posées sur des cintres en bois que l'on enlève une fois les voûtes terminées, - tous les corps de métier, coordonnés par le maître d'oeuvre, collaborent au grand oeuvre : maîtres-maçons, tailleurs de pierre, charpentiers, forgerons, bardeurs, manoeuvres, sculpteurs, fresquistes, maîtres verriers. Au Moyen-Age, la pierre et le bois sont les seuls matériaux qui permettent de grandes réalisations. C'est pour être solides et pour durer que les bâtiments sont construits en pierre. Pour assembler les pierres, il est indispensable d'étendre entre elles une couche de mortier pour absorber les irrégularités dues à la taille. Le mortier le plus employé est à base de chaux grasse. La chaux est une poudre obtenue en calcinant des pierres calcaires. Elle est ensuite éteinte avec de l'eau. Cette pâte repose et sèche plusieurs jours avant d'être prête à l'emploi. Le maçon la mélange avec du sable et de l'eau. Lors de la prise, au contact de l'air, et par des échanges chimiques, la chaux redevient du calcaire.
Le Tétramorphe: Le lion, le taureau, l'aigle, et l'homme-ange, connus comme les symboles des quatre évangélistes sont aussi désignés par le terme de Tétramorphe.
Les vierges folles et les vierges sages: Les Vierges folles et les vierges sages sont souvent représentées dans les piédroits des portails consacrés au Jugement dernier. Les vierges sages tiennent leur lampe bien droite, de manière ce que l'huile ne soit pas renversée, les vierges folles tiennent leur lampe renversée.
L'art gothique XIII-XIV-XV siècle
LES SIEGES
on note l'existence d'un petit siège bas à 3 pieds emmanchés en force: la selle. La scabelle fait son apparition dans la 2 moitié du XV siècle. D'une hauteur de 50cm, il se différencie de la bancelle par son étroitesse.
LES TECHNIQUES ET LES MATERIAUX
Le mobilier est essentiellement en bois de chêne, bois lourd, donnant des meubles peu mobiles (en noyer à partir du XV) XIII: pas d'assemblages de faibles épaisseurs: les panneaux sont lourds et assemblés de pentures. On suppose que les façades étaient peintes, ou recouvertes de peau ou de toiles peintes sur lesquelles ressortent les pentures et les serrures. XIV: les procédés d'exécution se perfectionnent: panneaux de bois plus minces assemblés par des rainures et des languettes. Ce sont des structures nouvelles. Les bâtis ou cadres formés de montants et de traverses assemblés à des panneaux plus légers; les montants restent encore épais, assemblés aux traverses par des tenons et des mortaises. On a donc dorénavant 2 parties distinctes: le bâti ou cadre et le remplissage de panneaux. Ce nouveau procédé modifie la forme et l'ornementation s'en trouve facilitée. XV: progrès encore plus sensibles et l'outillage se perfectionne. L'assemblage est encore plus sophistiqué et acquiert en légèreté (coupe d'onglet à la fin du siècle).
LES ELEMENTS DECORATIFS
Arcatures et fenestrages reproduits sur panneaux. Balustrades à claire-voie des couronnements; XII: arcatures relativement simples et munies d'ogives aigues; XIV: tiers-point et rosaces; XV: le gothique flamboyant complique, étire et subdivise les arcs (aspect ondulé en forme de flamme, écussons fleurs de lys, fleurettes, sont souvent placées dans ces réseaux compliqués). Ce sont surtout les parties hautes du meuble qui sont travaillées. Motifs floraux présents mais reproduisent le décor de pierre de nos cathédrales. Tiges à larges rinceaux ondulés, traités par des sculpteurs sur bois. Au XV, les feuillages se compliquent, se contournent en formes sinueuses. Motifs faunes quelques fois représentés (oiseaux). Monstres ou chimères ailées avec têtes grimaçantes (résurgence de l'époque romane). Autres motifs: écussons armoriés, cordelières, rubans, et surtout serviettes ou parchemins plissés (en grand nombre à la fin du XV).
La renaissance italienne
Parallèlement au regain d'intérêt pour la maison et pour son esthétique, les meubles comme les éléments décoratifs ont tendance à revêtir un aspect qui dépasse leur simple fonctionnalité. Les décorations s'inspirant des motifs de l'Antiquité classique ne sont plus simplement apposés à la structure du meuble mais deviennent des éléments porteurs (supports, barreaux montants): pattes de lion, caryatides, volutes, colonnes, arcs et cartouches.
LES SIEGES
La chaise à la Savonarole: structure en X, chaise à tenaille, pliante, caractéristique de la première période de la renaissance, dérivant de l'ancien modèle de faldistorium. Le sgabello est un siège à dossier étroit en forme d'éventail, sans accoudoirs.
LES TECHNIQUES ET LES MATERIAUX
LES ELEMENTS DECORATIFS
Les bois durs employés (chêne et noyer), permettent la réalisation de détails minutieux et la création de fines rainures; celle-ci, au début géométriques deviennent de plus en plus complexe se remplissent de plâtre ou de fines lamelles de marbre, ou de bois colores: caest la naissance de la marqueterie.
Fresques représentants des espaces architecturaux, des allégories, des compositions de grotesques. Les thèmes sont mythologiques ainsi que l'ancien et le nouveau testament. Grotesques: motifs décoratifs qui se composent de plusieurs éléments de petite taille: figures humaines, animales ou végétales associées de manière apparemment désordonnées au cours du XVI siècle, les grotesques s'enrichissent de motifs, d'arabesques et sont encadrées de cartouches et de volutes. Cartouches: cornet de papier, ornement en forme de feuille de papier à demi déroulé servant de support à une inscription ou armoiries. Arabesques: motif décoratif complexe constitué d'entrelacs denses et riches d'éléments végétaux et géométriques imitant l'art islamique.
La renaissance française 1438-1610
La sedia dantesca , fauteuil en X fait de quatre montants qui se croisent deux par deux en formant l'arc brisé du gothique, supporte le siège qui n'est qu'une large sangle de cuir. Un dossier droit, deux accotoirs et deux patins donnaient l'aspect d'un faudesteuil.
LES SIEGES
Caquetoires: d'abord lourds et encombrants au début du siècle parce que demeurés fidèles au formes du Moyen Age, les sièges se résument aux bancs et aux chaires, parfois sur estrade, au dossier haut et déjà sculpté de motifs italianisants. Puis la structure s'allège: la chaire se métamorphose en chaise à bras, la caquetoire, aux accotoirs souvent semi-circulaires, ou en chaise sans bras. Les chaises à dos ont un dossier qui ne dépasse pas le dos.
Le sgabello : siège mobile tout à fait caractéristique de la Renaissance italienne. Il apparaît dès le XVè s. Le sgabello se caractérise par le curieux assemblage de deux planches, légèrement inclinés vers le siège muni d'un dossier trapézoïdal. La décoration de ce siège est faite de mascarons et de volutes de découpures.
La chaire à haut dossier : Cette chaire est monumentale, elle possède souvent un fronton. Elle garde un coffre dans son assise mais perd son dais. Le dossier est formé par des planches qui sont jointes sur lesquelles se développe une ornementation. Applications collées : corniches, plinthes, chapiteaux. Le fenestrage est remplacé par des rinceaux et le couronnent fait référence aux arts gréco-romains, par un entablement se terminant par une corniche et un architrave. On retrouve souvent, sur la partie haute du dossier, un motif en forme d'écusson ou un miroir sorte de cercle bombé en bois polis.
la sedia savonarola, ou fauteuil en tenailles , fauteuil en X issu du faudesteuil médiéval. Constitué de huit montant parallèles affectant un mouvement de contre-courbe formant un arc en accolade. Le dossier caractérisé par une découpe très sinueuse est souvent orné, en son centre par un écusson.
LES CABINETS
à partir du règne de Henri II apparaissent des incrustations de bois et de marbre, tandis que la sculpture gagne en importance en Bourgogne et dans la région lyonnaise. Venu dItalie, le cabinet avec ses 2 corps et son ordonnance architecturale de colonnes, de consoles et de frontons, reçoit un décor en faible relief, en Île de France, et des incrustations de marbres polychromes.
Chaire à bras: le dossier ne dépasse plus la tête, souvent garnie de coussins mobiles, fin du XVIe siècle elle sera recouverte de cuir de tapisserie à gros points ou de damas de Naples et même de satin. Au XVIIe siècle elle prendra le nom de fauteuil sauf à la cour elle prendra le nom de chaise.
LES TABLES
constitués à l'origine d'un simple plateau volant pose sur des tréteaux la table devient peu à peu un meuble construit au plateau fixe sur des supports extrêmes souvent réunis par une traverse en arcature ou en motifs ajoures. Cest la table à éventail, richement sculptée, comme en Italie, de volutes ou de figures de monstres sur ses supports et de godrons à la ceinture.
LES ELEMENTS DECORATIFS
Arabesques: l'introduction du répertoire italianisant correspond d'abord à l'adoption et au traitement particulier de l'arabesque. Le succès de l'arabesque confère aux compositions ornementales un goût plus sensible de la symétrie. Rinceaux: ils accueillent putti, cartouches, coquilles, mascarons, bucranes, oiseaux affrontés dans le goût de l'antique. Balustres: ils offrent une forme dite en double poire. Colonnes candélabres: les affinités entre l'art flamboyant et l'art de l'Italie du Nord ont fait le succès du style Lombard, celui de milan, de la Chartreuse de Pavie, fort admiré pour son fouillis ornementale par les français lors de leurs expéditions. Ainsi retrouve-t-on assez vite sur la Loire la forme candélabre (vases superposés à la manière dun chandelier). Pilastres: les mêmes influences expliquent l'enchevêtrement de rinceaux, d'arabesques et de vases sur les pilastres. Leur fût plat s'orne également de motifs circulaires et en losanges. Médaillons: entre autres motifs antiquisants, on trouve des médaillons ornés de figures d'empereurs et de bustes saillants. Cartouches et cuirs: grâce à Rosso, l'École de Fontainebleau développe les capacités décoratives du cartouche en l'associant aux enroulements et aux souples découpages du cuir. Encadrement de stuc: l'introduction du stuc permet d'enrichir les fresques ou les médaillons de bordures en fort relief. Ce système d'encadrement dû, semble-t-il à Rosso, s'anime de figures, de putti, de guirlandes de fruits, de bucranes, de satyres, de mascarons, au milieu de l'ondulation des cuirs et des trouées des niches. Les ordres: le respect de la grammaire antique passe par un emploi des ordres conformes à la destination de l'édifice et de la logique. Pour les superposer, au procède donc du plus massif au plus léger en élevant d'abord le dorique, puis l'ionique et enfin le corinthien. Chaque ordre reçoit un traitement autonome qui s'étend à la physionomie et aux proportions de la base, du chapiteau et de l'entablement aussi bien que de la colonne. Élément régulateur et facteur de symétrie l'ordre décide alors de l'ordonnance de la façade. Renommées: nombreuses dans les écoinçons et autour des oculi elles sont inspirées de l'Arc de Constantin. Elles tiennent souvent des palmes ou une couronne dans la main. Grotesques: ils subsistent en grand nombre dans des compositions de rinceaux garnis de satyres, de griffons, de draperies et de guirlandes. Termes et cariatides: on les trouve surtout à partir du milieu du siècle, en particulier dans la région de Toulouse mais aussi en Bourgogne et en Franche-comté. Monogrammes: le croissant, de même que le double D forment le monogramme de Diane de Poitiers, auquel on associe l'initiale de Henri II dont elle était la maîtresse.
LES TECHNIQUES ET LES MATERIAUX
Le garnissage : pour les sièges les surfaces dur en bois naturelles seront progressivement remplacée par une garniture de cuir de tapisserie ou de tissu fin. Tendu sur des sangles rembourrée de feutre.
La marqueterie: Au XIVè s., la marqueterie est remise à la mode en Toscane. Le bois de rapport d'une épaisseur de 3 à 5 millimètres est taillé soit au ciseau, soit avec des instruments de sciage, proches des outils du menuisier. Le décor en placage recouvre entièrement un support en bois ordinaire. Les éléments sont découpés, ombrés à la chaleur et ajustés pour être collés sur leur support les uns après les autres. Le XVè s. est une époque importante dans le développement du décor marqueté. A Florence, une école va se créer spécialisée dans le décor marqueté : les Intarsiatoris. Benedetto da Maiano fut le représentant le plus illustre du procédé à incrustations : l'intarsio.
Les incrustations (Le tarsia atoppo et tarsia certosina): Les entrelacs géométriques sont des bandes préparées en bloc et incrustées dans la masse du bois (tarsia atoppo). La représentation d'une ville traitée en perspective, est le sujet préféré des artistes du Nord de l'italie est réalisée avant le montage et incrustée ensuite (tarsia certosina).
Technique mauresque: Ils font des incisions profondes que les artisans remplissent de filets de pâte blanc ivoire dits à la mauresque ou mauresque blanche : cette technique aurait été importé par les Arabes en Italie. Les motifs préférés sont les enroulements de rinceaux très fins.
Article crée: 2008-03-17 -- Il a été lu 32 fois
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