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DECORATION D'AMEUBLEMENT ET D'INTERIEUR

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ANTIQUITE
EGYPTE -4000/-480 AV JC
LES SIEGES
L'assise souvent placée bas (30 cm) est constituée par un châssis tendu de cannage ou de cuir tressé. Elle affecte parfois les formes facilitant la position. Toutes les parties, piétement, assise, dossier, accotoirs, sont intégrés dans un ensemble cohérent, harmonieux, d'un caractère à chaque fois particulier. Les empiétements sont tournés ou sculptés en pattes d'animaux. Le dossier incliné des chaises assure un certain confort. Les fauteuils sont plus solennels, et peut-être garnis de coussins. Les tabourets sont parfois en vannerie, leur hauteur est variable, certains sont pliants. Il existait même des chaises à porteur.
LES LITS
châssis rectangulaires tendus, comme les chaises, de cuir ou de cannage. Ils ont un dosseret où devaient s'appuyer les pieds du dormeur, tandis que la tête reposait sur un chevet. Le piétement est sculpté.
LES TABLES ET LE MOBILIER DE SUPPORT
Les jarres et autres récipients en céramique étaient dépourvus de pieds, on les dressait donc dans des éléments spécialement conçus pour leur présentation. Les coffres étaient eux aussi le plus souvent posé sur des pieds. Des tables à 3 ou 4 pieds, de hauteurs diverses servaient pour les jeux, ou les offrandes.
LES ELEMENTS DECORATIFS
Les égyptiens ont été les maîtres de la stylisation. La flore est très employée: lotus, papyrus, en élément isolé ou en frise, en bouquet. Les animaux symbolisant un dieu: le taureau Apis, le serpent Uræus emblème du soleil et attribut de la royauté, le scarabée, l'épervier, le vautour, le chat, le chacal. Les motifs géométriques entrent souvent dans l'ornementation au niveau des frises et des entourages. L'ornement peint, représentant des scènes guerrières, de la vie journalière, de chasse, de l'artisanat et de l'agriculture, expliqué par les hiéroglyphes, dessiné sans perspective avec habileté et justesse, orne tombeaux et temples.
LES TECHNIQUES ET LES MATERIAUX
Les techniques de fabrication sont très poussées malgré un outillage rudimentaire. On a retrouvé certains outils tels que haches, herminettes, sortes de scies égoïnes en cuivre, ciseaux à bois, maillets. Des systèmes d'archets servent à actionner des mécanismes pour percer des trous, tourner des pièces. Les assemblages sont à tenons et mortaises collées, les clous sont rarement utilisés.
Les matériaux les plus souvent employés sont le granit, le grès, le calcaire et l'albâtre, toutes pierres se rencontrant en abondance dans les carrières égyptiennes. Parfois, les Égyptiens se servaient de briques séchées au Soleil, mais seulement pour les constructions de moindre importance. Le bois (cèdre, acacia, sycomore) et le métal (électrum, bronze, cuivre) n'étaient guère utilisés que pour les portes des grands temples. Le bois, pourtant, servait avec la brique à construire les kiosques et les habitations de campagne. Des troncs de dattiers et de crucifères étaient quelquefois, pour leur donner plus de solidité, disposés dans l'épaisseur des larges murailles de briques servant de parois aux forteresses ou d'enceintes aux cités. Une riche polychromie règne partout: peinture, dorure, incrustations d'ébène, d'ivoire, de pierres précieuses, de verres colorés, de feuilles d'argent et surtout d'or.
GRECE (-1100/-100 AV JC)
LES SIEGES
ressemblent à ceux Égypte ou de Mésopotamie par leurs pieds en forme de pattes animales ou tournés. On peut reconnaître des sortes de fauteuils, tabourets, parfois probablement pliant. Tels que le diphros , tabouret grec sans bras, avec pieds façonnés au tour probablement d'origine égyptienne; le diphros okladias en était la variante pliable. La forme la plus étonnante est une chaise au dossier garni d'une planchette incurvée vers l'arrière et aux pieds galbés vers l'extérieur: le klismos. C'est la chaise grecque par excellence. Sa forme sinueuse et fuselée rappelle celle du corps féminin; elle est attribuée au talent d'un habile sculpteur. Léger et élégant le klismos est pourvu de pieds gracieusement tendus vers l'extérieur; les pieds postérieurs se raccordent en S au dossier, au centre duquel est placé une bande souple soutenant le dos.
LES LITS
sont surtout des lits de repos sur lesquels festoient dieux et héros. Ils sont recouverts de matelas et de coussins tendus de tissus décorés et leurs piétements sont dégagés, rappelant parfois des colonnes amincies.
LES TABLES ET LES COFFRES
Les tables sont souvent basses, rectangulaires à 3 ou 4 pieds. Les coffres servent de meubles de rangement. Le kibotos était un coffre utilisé pour le linge, fermé par un couvercle plat. Cest le prototype du coffre du Moyen Age, qui, comme son ancêtre, conservera la fonction de rangement pour vêtements et tissus.
LES TECHNIQUES ET LES MATERIAUX
Les meubles paraissent peu nombreux, leurs formes et leurs fonctions sont très proches de celles des civilisations antérieures ou contemporaines. Il faut insister sur le goût des artisans pour la qualité du travail: l'artiste et l'artisan étaient confondus dans la catégorie un peu méprisée des travailleurs manuels (qu'ils soient peintres, sculpteurs, potiers, architectes). Les poètes et les philosophes étaient beaucoup mieux considérés et rémunérés en conséquence; Les assemblages sont parfois très lisibles, ce qui montre l'intérêt qu'ils présentaient et qui les faisait peut-être considérer comme participant au décor. Certains pieds de sièges et de tables étaient probablement tournés. les décors paraissent sobres et soumis la structure générale du meuble. Ils viennent souvent de la forme ou du matériau comme des chaises dont les pieds incurvés, étaient-ils en défense d'éléphant? On utilise la sculpture: pieds d'animaux, bas-relief à personnages qui rappellent ceux qui décorent les frises des temples de scènes mythiques ou de rites religieux, éléments décoratifs géométriques (méandre).
LES ELEMENTS DECORATIFS
Parmi les motifs décoratifs utilisés par les Grecs, l'on retrouve des feuilles d'acanthe, de chèvrefeuille, de laurier, de vigne et de palme, des roses, des festons, des fleurs, du parchemin, des vagues, des lionnes, des griffons, des oves, des urnes et des corps humains. Les Grecs raffolaient des couleurs. Le vase, item d'utilité journalière et très courante est d'abord décoré de dessins géométriques ou de motifs d'animaux. Plus tard, la décoration utilisera des bandes représentant la vie de tous les jours, des scènes mythologiques, des processions et des exploits guerriers.
ROME -735 av JC/ 395 ap JC
LES SIEGES
Le siège curule est un siège pliant (romain) sans bras ni dossier, dont les pieds forment un X. Le trône (thronos) est le siège rigide grec avec dossier et accoudoirs. D'origine égyptienne, sa forme est ample et solennelle et son usage est réservé aux notables durant les cérémonies civiles et religieuses. Ce siège a su conserver au fil du temps la valeur symbolique de ses origines.
LES LITS
c'est le lit grec utilisé aussi bien pour dormir qu'au cours des repas: structure en bois soutenue par des pieds de hauteurs différentes, les antérieurs étant plus bas que les postérieurs de façon à permettre la caractéristique position semi couchée, avec le buste surélevé prenant appui sur un coude. La structure du lit est constitué d'un châssis bois soutenus par 4 pieds, à partir desquels, dans les lits plus important, se dressent 2 dossiers parallèles. Le plan d'appui est constitué de lanières tressées dans lesquelles on place matelas, draps et coussins. Du klines grec dérive le lit romain dont nous connaissons 3 variantes: Le lectus triclinaris (repas), Le lectus cubicularis (sommeil), Le lectus lucubratorius (lecture)
LES TECHNIQUES ET LES MATERIAUX
Les stucs: Les décors en stuc étaient courants dans les intérieurs ; ils couvraient les murs, mais surtout les voûtes. Des moulures divisent les surfaces en compartiments géométriques où prennent place des scènes mythologiques en relief ou peintes. Les reliefs étaient rehaussés des couleurs, de dorures, dincrustations. La basilique de la Porte majeure à Rome (50 apr. J.-C.) conserve un ensemble de stucs dun grand intérêt artistique.
LES ELEMENTS DECORATIFS
La mosaïque: La mosaïque a rencontré un grand succès dans l'Empire romain. Elle décore les sols, mais aussi les parois et les voûtes à partir du 1er siècle apr. J.-C., et se rencontre dans les maisons, comme dans les bâtiments publics. On la réalise en enfonçant dans du ciment des tesselles, pièces cubiques en matériaux colorés divers (pierre, terre cuite, verre, etc.). Lopus tessellatum est moins fin que lopus vermiculatum, dont le nom indique que les tesselles, petites, parfois taillées à la demande, suivent les formes représentées en lignes sinueuses. Grâce à cette technique, la mosaïque peut imiter la peinture, soit que les mosaïstes copient des tableaux, soit qu'ils créent des compositions originales. Les Colombes sur la vasque de la villa Hadrien (v. 100 apr. J.-C. ; musées du Capitole, Rome) reproduisent avec habileté une création célèbre d'un mosaïste de Pergame nommé Sôsos (iie siècle av. J.-C.), mais la Bataille dAlexandre de la maison du Faune à Pompéi (Musée archéologique national, Naples), qui copie un tableau hellénistique, reste le chef-d'oeuvre de la mosaïque picturale. Natures mortes, poissons, paysages, chasses, voire portraits, les sujets traités en mosaïque sont nombreux. Ces tableaux, dont les plus élaborés sont fabriqués au préalable en atelier, s'insèrent généralement dans des pavements décoratifs. La mosaïque romaine connaît un développement important au 2ème siècle apr. J.-C., à travers des écoles différentes. Dans la région de Rome règne un style qui détache les figures en noir sur un fond blanc, représenté, par exemple, aux thermes de Neptune à Ostie (v. 140). La tendance picturale prévaut en Orient, notamment à Antioche d'où provient la mosaïque du Jugement de Pâris (v. 115 apr. J.-C., musée du Louvre, Paris). L'Afrique livre des pavements polychromes moins picturaux et fragmentés en panneaux conçus pour plusieurs points de vue. Les sujets sont pris dans la vie courante : chasses, jeux, préparatifs de banquet comme dans un grand pavement de Carthage (v. 180 apr. J.-C., musée du Louvre). Des influences africaines marquent les mosaïques aux figures inexpressives, arrêtées dans leur mouvement, de la villa de Piazza Armerina en Sicile (v. 320-330 apr. J.-C.). Lopus sectile assemble des éléments découpés dans des plaques de marbre de couleurs variées en compositions décoratives ou même figurées, et se répandent dans la décoration murale au 4ème siècle apr. J.-C. De telles marqueteries luxueuses ornaient la basilique de Junius Bassus à Rome (331 apr. J.-C.).
Victoires, rosaces et couronnes, aigles Rinceaux, bucranes, guirlandes
Article crée: 2008-03-17 -- Il a été lu 707 fois
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